Pour commencer.

Pour commencer.
I

On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
− Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
− On va sous les tilleuls verts de la promenade.
Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits, − la ville n'est pas loin,
A des parfums de vigne et des parfums de bière...

II

− Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon
D'azur sombre, encadré d'une petite branche,
Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche...
Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête...

III

Le c½ur fou Robinsonne à travers les romans,
− Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l'ombre du faux-col effrayant de son père...
Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif...
− Sur vos lèvres alors meurent les cavatines...

IV

Vous êtes amoureux. Loué jusqu'à mois d'août.
Vous êtes amoureux. − Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
− Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire... !
− Ce soir-là,... − vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade...
− On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.


Roman, Arthur RIMBAUD, 29 septembre 1870

# Posté le lundi 15 juin 2009 15:37

La Pianiste, Michael HANEKE.

Erika Kohut, la quarantaine, est un honorable professeur de piano au Conservatoire de Vienne. Menant une vie de célibataire endurcie chez sa vieille mère possessive, cette musicienne laisse libre cours à sa sexualité débridée en épiant les autres. Fréquentant secrètement les peep-shows et les cinémas pornos, Erika Kohut plonge dans un voyeurisme morbide et s'inflige des mutilations par pur plaisir masochiste.

Jusqu'au jour où Walter, un élève d'une vingtaine d'années, tombe amoureux d'elle. De cette affection naît une relation troublante, mouvementée et perverse entre le maître et son disciple.



Au-delà de la prestation bouleversante d'Isabelle Huppert, La Pianiste est ce que l'on appelle communément un chef-d'oeuvre. Une lenteur fascinante, une puissance dans le jeu et la mise en scène, une cruauté à tomber par terre... Bouleversant, tétanisant. Et, pour parler de la magnifique performance d'Isabelle Huppert, aucun mot ne sonne faux, chaque geste est d'une immense justesse. Isabelle Huppert est simple, comme à son habitude, et c'est de là que vient sa justesse. Elle ne cherche pas à jouer, se contentant d'être, de vivre. Elle est, à mes yeux, une des actrices françaises les plus admirables.
La Pianiste, Michael HANEKE.
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# Posté le lundi 15 juin 2009 15:53

Ma première épouse.

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# Posté le mardi 23 juin 2009 13:54

Ma seconde épouse.

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# Posté le mardi 23 juin 2009 13:59

Ma troisième épouse.

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# Posté le mardi 23 juin 2009 14:02